| iPhone : déjà un milliard d'applications téléchargées |
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La Tribune - 08.05.09. Les applications spécifiques aux iPhone et iPod Touch (jeux, gadgets, services,..) d'Apple ont franchi le cap du milliard de téléchargements jeudi soir. Payantes ou gratuites, le choix est pléthorique. Parmi les 35.000 applications disponibles sur l'App Store, la plate-forme de téléchargement, les jeux se taillent la part du lion. Apple avait largement mis en scène le passage du seuil symbolique du milliard d'applications via son kiosque App Store et destinées à son smartphone iPhone et son baladeur multimédia iPod Touch. Lundi 20 avril, le compteur affichait 982.655.580. Trois jours plus tard, il était monté à 998.484 450. Mais c'est jeudi dans la soirée (heure de Paris) que le compteur de la page d'accueil du site Apple a atteint le milliard de téléchargements. En neuf mois d'existence. Rapporté aux 37 millions de terminaux de la marque à la pomme vendus dans le monde à ce jour (dont 20 millions d'iPhone), cela fait une moyenne de 27 applications par appareil, à choisir parmi les 35.000 actuellement et facilement accessibles ( un seul clic depuis l'écran d'accueil du terminal). Certaines sont gratuites, d'autres payantes. En interrogeant Apple sur les applications gratuites qui rencontrent le plus de succès dans le monde, nous apprenons que c'est Facebook qui caracole en tête, suivi de Google Earth (géolocalisation) et de Pandora Radio (webradio). En France, c'est "Wikango", l'avertisseur de radars, qui arrive actuellement en numéro un. Bien plus surprenant, un niveau utilisé en bricolage apparaît en numéro deux, suivi par la télévision d'Orange (il faut un abonnement spécifique pour y avoir accès gratuitement, sinon la connexion est payante) lancée le 7 avril dernier. Notons que les pages jaunes occupent la septième place. Quant aux applications payantes (de 0,79 euro à 10 euros en moyenne mais cela peut grimper bien au-delà), c'est un jeu, "Crash Bandicoot" le plus plébiscité, adaptation de la série ayant recontrée un franc succès sur PlayStation. Arrivent ensuite "Koi Pond" qui propose des poissons se promenant à l'écran, un concept censé rendre zen, puis "Enigmo", un puzzle en 3D. Le célèbre jeu de briques Tetris occupe la 9e place. Dans l'Hexagone, l'accès au plan de Métro parisien (0,79 euro) est sur la première marche, suivi du flipper "Wild West Pinball", de la "lampe de poche" et du jeu "flight control" consistant à faire atterrir le maximum d'avions sans collision. Les palmarès font donc la part belle aux jeux, alors que l'iPhone et l'iPod se révèlent être des plates-formes plus que performantes. "Les possibilités offertes par ces machines sont extraordinaires," confirme Olivier Bernard, de Glu Mobile, une société américaine spécialisée dans le jeu sur mobile. Pas étonnant donc que la qualité soit au rendez-vous, et avec elle le succès. Le numéro un du marché, le français Gameloft a ainsi écoulé "plus de 2 millions d'applications sur l'App Store", explique-t-il. De loin le service qui génère le plus de revenus. Et le potentiel de croissance est encore grand: seulement 5% des utilisateurs de téléphones portables les utilisent pour jouer. Avec une offre étoffée, tous les publics peuvent trouver leur bonheur. Les petits jeux dits "casual", simples et rapides, côtoient ainsi des jeux plus traditionnels, adaptations de licences ayant déjà leurs preuves sur les consoles de salons ou des soft spécialement développés sur cette plate-forme. Du coup, de nombreux acteurs sont présents sur le marché, attirés par des coûts de développement limités et l'espoir de décrocher le gros lot. La logique demeure la même pour les développeurs d'autres applications payantes. Encore faut-il qu'Apple ne la censure pas. La marque à la pomme reste très évasive lorsqu'il s'agit d'évoquer les règles à respecter. Tout juste se contente-t-il d'interdire "les contenus ou éléments obscènes, pornographiques, offensants, ou diffamatoires de quelque sorte que ce soit (texte, graphiques, images, photographies, etc.), ou tout autre contenu ou éléments qui selon le jugement raisonnable d'Apple pourrait être sujet à objection de la part des utilisateurs de l'iPhone ou de l'iPod Touch". De nombreux programmes n'ont ainsi pas fait long feu sur l'App Store. Le dernier en date : le jeu consistant à secouer votre iPhone ou iPod pour faire taire un bébé qui pleure. Application retirée après les plaintes d'associations américaines qui militent contre les lésions cérébrales provoquées par le syndrome dit du "bébé secoué". Pas question non plus de toucher à George W Bush (un jeu consistant à lancer une chaussure sur l'ancien président américain a été interdit) et à Barack Obama. Les héros, pour le moins vulgaires, de la série de dessin animé South Park n'ont également pas été autorisés à sévir sur l'App Store, jugés "potentiellement choquants". Quant au modèle commercial, il est simple. "Les développeurs fixent eux-même le prix de leurs applications et conservent 70% des recettes des ventes", explique Apple. Quant à la prise en charge des frais de système de paiement par carte bancaire, l'hébergement sur le Web, l'infrastructure et la mise à disposition des applications, c'est Apple qui prend tout en charge. L'App Store, une "vache à lait" ? Face à la traditionnelle réserve d'Apple à fournir des chiffres, il est difficile d'avancer avec certitude ce que le groupe engrange. Mais selon des analystes cités à l'occasion des résultats du quatrième trimestre publiés mercredi soir, le kiosque à applications aurait rapporté à Apple quelque 200 millions de dollars sur cette période. Si bien qu'à ce rythme, le chiffre d'affaires de l'App Store devrait dépasser le milliard de dollars en 2009. Plutôt juteux. On comprend alors aisément pourquoi l'ensemble des intervenants planchent sur des projets similaires, de Nokia à Microsoft, en passant par Google.
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