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Le Point - 27.05.09. Pour relancer l'économie, le gouvernement table aussi sur le numérique, avec le serious gaming et le Web 2.0. Le 6 mai dernier, la secrétaire d'État à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a présenté en conseil des ministres le volet numérique du plan de relance . Au coeur du projet, le serious gaming et le Web 2.0 vont bénéficier d'une enveloppe totale de cinquante millions d'euros. Le serious gaming est l'utilisation de jeux vidéo à des fins pédagogiques, stratégiques ou de sensibilisation dans des domaines tels que la santé, l'éducation, la sécurité civile ou encore la défense. Le Web 2.0 est une formule plus ou moins marketing, désignant les nouveaux usages du Web impliqués par les réseaux sociaux et participatifs. Il s'agit pour le gouvernement d'envoyer un "signal fort à deux secteurs qui n'ont pas été choisis au hasard". Symboles du dynamisme de l'économie numérique, ils ont un fort potentiel "de diffusion" sur le reste du secteur numérique. Une course contre la montre Le calendrier est très serré : un appel à projets est lancé ce mercredi 27 mai, en ligne . Il restera ouvert jusqu'au 6 juillet 2009, date à laquelle débuteront le dépouillement et l'analyse par un comité d'experts. Début septembre, Nathalie Kosciusko-Morizet annoncera la liste des projets sélectionnés, dont chacun devrait recevoir une enveloppe comprise "entre 100.000 et 1 million d'euros". Cette course contre la montre résulte de la volonté d'attribuer des fonds de l'année 2009. Les acteurs du numérique n'ont donc que quelques semaines pour présenter des projets innovants. Autre difficulté : la mise en oeuvre de ces projets ne devra pas avoir déjà commencé, attribution de fonds publics oblige. Parmi les acteurs cibles, la ministre se dit "très ouverte", et espère séduire les studios de création de jeux vidéo et les éditeurs de logiciels et de contenus en ligne, mais aussi les centres de recherche, les établissements publics ou encore les associations. Les PME favorisées Le serious gaming et le Web 2.0 vont bénéficier respectivement de trente et vingt millions d'euros. Ces fonds sont répartis entre les appels à projets (respectivement vingt et dix millions d'euros) et des commandes publiques (deux fois dix millions d'euros). Les critères de sélection des projets laisseront vraisemblablement une large place aux PME, qui seront favorisées pour l'attribution des fonds : "Il y aura une bienveillance" à leur égard, explique NKM. Les entreprises étrangères pourront déposer des projets, mais ceux-ci devront être réalisés sur le territoire français. Enfin, la secrétaire d'État précise qu'un projet peut être "extrêmement innovant sans être techniquement pointu", et souhaite avant tout que les utilisateurs profitent d'initiatives originales. "Je suis très curieuse de voir ce qui va émerger", conclut-elle.
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