France Télévisions, un an pour finir sa réforme
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Le Figaro - 28.09.09. Le groupe attend la dotation budgétaire de 450 millions d'euros, versée par l'État en compensation de l'arrêt partiel de la publicité, pour financer ses pertes. Le mors aux dents. Patrick de Carolis, le PDG du groupe France Télévisions, a défendu sa position sur le feuilleton vedette de France 3 Plus belle la vie, que le producteur Telfrance menace de vendre à une autre chaîne si France Télévisions n'accepte pas de payer plus cher. «Il n'est pas question de voir ce programme sur une autre antenne, mais je ne changerai pas de modèle économique dans la mesure où Plus belle la vie a été initié par France 3.» Selon nos informations, France Télévisions dispose des droits encore pendant trois ans pour les cinq premières saisons qui vont être diffusées sur France 4.

Par ailleurs, Patrick de Carolis a insisté sur son action pour la transformation du groupe audiovisuel. Dès juin 2010, il aura accompli la transformation de France Télévisions en entreprise unique dotée d'une convention collective unique et qui répondra à une logique de bouquet de chaînes et de programmes. «Dès le 4 janvier prochain, la nouvelle organisation sera opérationnelle. En quatre ans, nous serons passés de la guerre de tranchées entre les chaînes au jeu collectif.» Et d'affirmer qu'avant même la fin de son mandat - le 21 août prochain - «la réforme sociale sera également accomplie».

Cette politique se retrouve dans la présentation des programmes. Patrice Duhamel, directeur général, a annoncé que désormais le téléspectateur de France Télévisions disposerait d'une séquence d'information de 17 h 30 à 20 h 30 toutes chaînes confondues. Il a dévoilé la création d'une marque unique de programmes jeunesse France TV Ludo. Enfin, France Télévisions se distinguera de ses concurrents par l'offre de programmes culturels - un millier par an - et de ses documentaires, dont L'Apocalypse, un six fois 26 minutes, sur France 2, consacré à la Seconde Guerre mondiale.

L'enveloppe de 450 millions

Sur le plan financier, Patrick de Carolis espère que, d'ici à la fin de l'année, l'État sera autorisé à verser les 450 millions d'euros prévus en compensation de l'arrêt partiel de la publicité. Mais en interne beaucoup s'inquiètent. Car ce versement fait l'objet d'une enquête approfondie par la Commission européenne. En attendant, France Télévisions a recours à l'emprunt et paye des frais financiers. Le groupe devrait afficher une perte de 137 millions en 2009 malgré des recettes publicitaires de 330 millions d'euros supérieures aux 260 millions attendus. Il reste à savoir si l'État décidera de verser l'intégralité de la somme prévue ou la réduira quitte à prolonger dans le temps les pertes du groupe.

 

 

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